Un parcours dans les grandes infrastructures
J'ai commencé en 1999, en région parisienne, chez un prestataire qui installait les serveurs des PME. Je me déplaçais tous les jours chez des clients qui n'avaient personne d'autre à appeler. C'est là que j'ai appris le métier — et c'est exactement ce que je refais aujourd'hui à La Réunion.
Entre-temps, il y a eu la SNCF, où j'ai été administrateur puis architecte système pendant dix ans, sur des parcs de 1 500 puis 4 500 utilisateurs. Puis Orange Business Services, où j'ai géré la messagerie de plates-formes comptant jusqu'à deux millions de comptes, et administré les systèmes de paiement interbancaire SWIFT. Puis La Poste, et ses 120 000 utilisateurs de messagerie.
Ce sont des environnements où une panne n'est pas une contrariété : c'est un incident qui se compte en heures d'arrêt et en milliers de personnes bloquées. On y apprend la rigueur, la sauvegarde qui fonctionne vraiment, et le fait de ne jamais toucher à un système sans savoir comment revenir en arrière.
Le retour à La Réunion, et aux petites structures
Depuis 2016, je travaille sur l'île. D'abord six ans à l'institut médico-pédagogique Claire Joie, où j'étais seul responsable de tout le système d'information multi-sites : serveurs, réseaux, pare-feux, plan de reprise d'activité, formation des utilisateurs. Puis l'ILOI au Port, puis l'accompagnement d'un éditeur de logiciel médical à Saint-Pierre.
J'ai aussi passé une année à Mayotte, en société de services, à déployer les infrastructures du Port de Mayotte, d'hôtels, d'agences de voyages et d'organismes publics.
Aujourd'hui, j'administre au quotidien une infrastructure multi-sites entre La Réunion et l'île Maurice : serveurs, pare-feux, seize bornes wifi, 270 boîtes mail, quatre standards téléphoniques, un parc de postes et de mobiles à maintenir.
Pourquoi je travaille avec les petites structures
C'est un choix, pas un repli. Les grandes entreprises ont des équipes informatiques entières. Les commerces, les artisans, les associations et les particuliers, eux, se retrouvent souvent sans personne à appeler — ou face à des prestataires qui facturent le déplacement plus cher que la réparation.
Ce que j'apporte, c'est une façon de travailler apprise sur de très gros systèmes, appliquée à une échelle où elle change vraiment quelque chose : une sauvegarde qu'on teste au lieu de la supposer, un réseau documenté, un devis avant l'intervention, et un prix annoncé qui ne bouge pas.
Et quand j'ai terminé, vous savez ce qui a été fait et pourquoi. Je prends le temps d'expliquer — c'est une partie du travail, pas un supplément.